Face à l’austérité, pas de résignation

mardi 16 septembre 2014

Journal septembre 2014

Les articles

Un nombre d’élèves par classe trop élevé !

Le Ministère le reconnaît lui-même, les créations de postes vont essentiellement être absorbées par la formation initiale des enseignant-es et par la hausse démographique. En clair  , nous serons encore longtemps contraints à travailler avec un nombre trop élevé d’élèves par classe, à renoncer aux dédoublements, à mendier des projets à des partenaires (territoriaux et privés), à être de plus en plus en concurrence entre équipes, entre écoles, collèges et lycées pour obtenir des miettes.
Nos conditions de travail et les conditions d’apprentissage de nos élèves, qui s’étaient tant dégradées, ne vont pas s’améliorer.

Cassons le rythme

L’application des rythmes dès septembre n’arrange rien avec des élèves toujours plus désorientés et fatigués et une surcharge de travail pour les enseignants. Ce n’est pas le décret Hamon qui va arranger les choses : possibilité laissée aux maires de regrouper les activités périscolaires sur une après-midi (ce qui revient à annuler l’objectif officiel de la réforme !) et, plus grave, annualisation rampante en permettant la réduction (d’une heure !) de la semaine de travail en échange de la réduction des vacances d’été.
Et le fond du problème reste le même : la réforme des rythmes, c’est le transfert d’une partie du temps passé à l’école à la charge des collectivités, ce qui provoque une inégalité des territoires en termes de moyens. La réforme de l’éducation prioritaire procède du tour de vis : faute de moyens alloués (350 millions d’euros, et encore par redéploiement !), le Ministère propose ses recettes habituelles (école du socle, management, contractualisation des moyens).

Les ministrent passent

Nous ne regretterons ni Vincent Peillon, ni Benoît Hamon. Quand à la nouvelle ministre, nous ne pouvons que regretter la décision estivale de Najat Vallaud-Belkacem, qui en tant que Ministre du droit des femmes, avait défendu l’arrêt du programme des ABCD de l’égalité garçons filles pour répondre à l’agitation réactionnaire suscitée par ce dispositif promouvant l’égalité des sexes. Ces mêmes réactionnaires qui sont aujourd’hui les auteurs d’attaques inadmissibles, misogynes et racistes, et dont elle est la cible.

Austérité encore et toujours

L’austérité qui gouverne tout, ce sont les élèves qui la payent et particulièrement les enfants des classes populaires. Cette austérité c’est aussi la dégradation des conditions de travail de toutes et tous dans les écoles, les collèges, les lycées, à l’université et dans tous les services.
La réalité de l’austérité, c’est la promesse de réformes, comme celle de l’éducation prioritaire, qui finissent par se faire à moyens constants et ne concernent plus qu’une partie réduite des zones d’ éducation prioritaire dans lesquelles les heures octroyées aux enseignants du secondaire seront bien vite des heures supplémentaires.
La réalité de l’austérité c’est aussi le blocage des salaires dans la fonction publique, blocage sur lequel s’alignent les patrons du privé. Face à tout cela il n’y aura aucune solution favorable catégorie par catégorie.

Ne pas opposer les uns aux autres

SUD   éducation ne veut pas être le porteur des revendications des uns assises sur les reculs imposés aux autres.
Nous ne voulons pas travailler plus.
Nous revendiquons une réduction du temps de travail.
Nous revendiquons une autre école pour nos élèves et une amélioration des conditions de travail de tous les personnels.
C’est tous ensemble qu’il faut porter cela contre la prétendue fatalité de l’austérité. Fatale dans ses conséquences, pas dans sa mise en œuvre !


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