Carte scolaire 1er degré : CTSD d’ajustement de rentrée le 2/09 et Réforme des collèges : c’est cette année qu’il faut lutter !

dimanche 30 août 2015

1) Carte scolaire : CTSD   d’ajustement de rentrée le mercredi 2 septembre, 14h !
2) Réforme des collèges : c’est cette année qu’il faut lutter !


 1- Carte scolaire : CTSD   d’ajustement de rentrée le mercredi 2 septembre, 14h !

SUD   éducation soutien les écoles en lutte et a déposé un préavis de grève pour couvrir les personnels qui voudraient débrayer ce jour là et participer au rassemblement sous les fenêtres de l’IA  .

Ce n’est plus une nouveauté de constater que la politique des moyens scolaires aligne ses objectifs et ses critères de réussite sur les dogmes de l’économie dominante. Concentrations, regroupements, économies et rentabilité au service de l’ambition et de la réussite individuelle, telles ont été les notions-clés pour comprendre l’évolution des politiques scolaires depuis des années.

Les prétextes officiels pour les fermetures de petites écoles ont toujours été les mêmes, faisant fi des réalités du terrain : les opposants font preuve d’archaïsme et l’intérêt de l’enfant est au cœur des aménagements en cours. Pourtant, dès 1991, le département de l’évaluation et de la prospective faisait connaître les résultats de ses travaux sur les résultats des écoles selon leur taille et leur situation, et montrait que les résultats des classes uniques étaient supérieurs à la moyenne nationale. Il a été suivi en cela par l’IREDU (Institut de recherche en éducation, Dijon), le rapport Ferrier de l’Inspection Générale, et aujourd’hui encore l’Observatoire Éducation et Territoires confirment l’intérêt des petites structures multi-âges dans le développement cognitif et la socialisation de l’enfant.

Carotte pour les uns, bâton pour les opposants

Mais la politique de concentration des moyens scolaires ne s’est jamais vraiment interrompue. Et elle vient d’être relancée au grand jour par Mme Najat Vallaud-Belkacem sous la forme d’un chantage : chaque département où la DASEN  , le Conseil départemental et les grands élus signeront une charte où ils s’engagent à supprimer les petites écoles rurales et à transformer les RPI éclatés en RPI concentrés, bénéficiera d’un maintien de l’attribution globale de postes sur 3 ans.

Une attaque générale contre les écoles rurales

A SUD   éducation, nous soutenons les actions des enseignants et parents qui se battent depuis des semaines contre les fermetures de classe dans leur école.

Nous faisons le triste constat d’une attaque générale contre les écoles rurales, et de la disparition programmée de ce qui constitue un maillage territorial remarquable.

Avec les parents et les enseignant-e-s, avec les élus de petites communes, nous continuons à penser que la démocratie doit permettre de sauvegarder des espaces favorables à l’épanouissement d’enfants heureux sans aucun soupçon de privilège indu et de leur épargner les effets destructeurs déjà illustrés sur les petites exploitations agricoles, le maillage ferroviaire, l’habitat ou les secteurs bancaires et industriels, des concentrations au seul service du dogme inhumain de l’équilibre budgétaire.

 2- Réforme des collèges : n’attendons pas l’année prochaine, ça commence cette année !

Cette année scolaire 2015-2016 sera une année de préparation des personnels à l’entrée en vigueur en septembre 2016 de la réforme du collège après le passage en force du gouvernement au lendemain de la mobilisation du mois de mai dernier.

Ces « évolutions majeures » seront le résultat d’un ensemble de mesures dont le nombre accroît la difficulté à saisir la logique d’ensemble.

Ce qui nous fâche à SUD   éducation :

  • Les modifications statutaires, avec la disparition des HSE au profit des IMP  , indemnités pour missions particulières, dès cette année qui induisent une logique concurentielle entre les enseignants et qui ne consistent pas à un simple redéploiement des moyens mais à une perte sèche : quid des HSE ? sur quelles heures seront financés les différents ateliers et projets culturels et artistiques ?
  • L’imposition, dès la rentrée 2015, de l’EMC   (Education Morale et Civique), nouvelle matière qui prétend répondre aux difficultés scolaires et sociales par le retour au bon vieux cours de morale. Si cela vous paraît arbitraire d’avoir à évaluer la« sensibilité » d’un élève ou encore « son aptitude à l’empathie » qu’à cela ne tienne, vous n’aurez qu’à lui apprendre à coopérer en lui faisant chanter la Marseillaise avec ses camarades (conseils prodigués par le BO...)
  • L’insistance permanente sur le « tout-numérique », comme si le moyen pouvait primer sur le contenu et faire oublier les enjeux financiers du marché des logiciels
  • La refonte des cycles, et la « triannualisation » des volumes horaires dûs aux élèves, exigeant l’organisation des apprentissages et des horaires-matières par établissement, qui, en plus de renforcer le rôle des principaux entraînera des risques accrus d’inégalités entre les élèves (cf   réforme du bac pro en lycée pro)
  • La refonte des programmes, qui devront tous entrer en vigueur en même temps dès la rentrée prochaine, empêchant toute cohérence dans la logique des apprentissages et exigeant une refonte des cours à tous les niveaux
  • La mise en place de nouveaux dispositifs pédagogiques comme les EPI , qui seront intégrés aux horaires matières et induisent des nouvelles pratiques et de la concertation. Si le décloisonnement disciplinaire est une avancée, le manque crucial de formation et de moyens horaires et la non prise en compte du volontariat risquent de mettre les enseignants en difficultés professionnelles (cf   réforme des STI   en lycée techno)
  • La mise en place de parcours individualisés pour les élèves, qui doivent être réalisés avec des partenaires extérieurs : un parcours artistique et culturel et un autre dévolu à l’orientation, ce dernier ayant pour but, dixit le BO d’ouvrir dès la 6ème « un accès pour tous à une culture économique et professionnelle ». Il fallait bien un peu de culture pour faire passer « la culture d’entreprise »...

Il s’agit bien, comme on l’a dénoncé dans les mobilisations du printemps passé de conduire à l’éclatement du cadre commun des apprentissages, au profit d’une autonomie des établissements qui creuse encore les risques d’inégalités pour nos élèves, et à l’augmentation massive de notre charge de travail et de notre temps de présence dans les établissements. Logique concurrentielle entre les établissements, entre les disciplines, entre les enseignants, inégalités accrues et accroissement du travail sans compensation, voilà les perspectives que nous offre la réforme des collèges dès cette rentrée. N’attendons pas la deuxième salve de la rentrée 2016 pour réagir, réfléchir, nous organiser.

L’institution à d’ores et déjà prévu des formations et des consultations pour faciliter la mise en pratique de cette refonte de notre métier, de ses pratiques.

Retrouvons-nous avant chacune de ces échéances et construisons dès maintenant une mobilisation pour faire entendre un autre projet de collège, qui garantisse à tous les élèves un cadre commun d’apprentissage et l’acquisition de savoirs et de pratiques émancipateurs.


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