Tout va très bien, Madame la Ministre

jeudi 6 octobre 2016


L’ année scolaire 2015-2016 a expiré dans un climat particulièrement lourd. La répression du mouvement, majoritaire, contre la loi travail, répression accentuée dans le cadre d’un état d’urgence dont on se demande si sa prolongation n’est pas davantage l’instrument de la répression syndicale que des mesures de protection anti-terroristes, a été d’une grande violence.
Celle-ci « communique » sur les conditions dans lesquelles se déroule la rentrée « Avec [laquelle] s’évanouiront d’eux­-mêmes les fantasmes et les polémiques stériles » . Pourtant, force e t de constater que les collègues ont bien des raisons d’être mécontents de la dernière rentrée du quinquennat, version Valls.

Réforme de l’évaluation des enseignant-e-s

À l’occasion des annonces sur les « augmentations de salaires » , dont les visées électoralistes n’ont trompé personne, le ministère a dévoilé les principes d’une modification en profondeur de l’évaluation des enseignant-e-s. Au lieu de donner à la profession plus de liberté pédagogique et d’autonomie, le projet révélé le 23 août promet une soumission à la hiérarchie encore plus grande. Ce seront davantage de pressions pour imposer la docilité dans la mise en œuvre des réformes contestées ou l’obéissance aux ordres absurdes.

Réforme du collège

Critiquée par la majorité des collègues, la réforme se met en place au pas de charge. Les 4 niveaux sont impactés en même temps . De la transversalité, soit, mais sans les moyens qui vont avec car le travail en commun, bien évidemment bénéfique, nécessite énormément d’investissement. La barque de la charge de travail des collègues, déjà plus que pleine, aura toutes les peines du monde à se maintenir à flot. Où est l’intérêt des élèves ?

Réforme des rythmes scolaires

Quant au premier degré, la réforme des supposés rythmes scolaires ne fait aucune démonstration des bénéfices pour les apprentissages des élèves. Concernant les activités périscolaires, le ministère pérennise des dispositions introduites au départ à titre expérimental contre l’avis des enseignant-e-s et des personnels d’animation.
De plus, comme nous le craignions au moment de la mise en place de la réforme, le nombre de municipalités où tout ou partie de ces activités deviennent payantes pour les familles est en augmentation. À ceci vient s’ajouter un renforcement des inégalités territoriales dû au cadre dérogatoire qui permet d’organiser des semaines de moins de 24 heures d’enseignement hebdomadaire.


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