Rentrée 2019, on lâche rien !

samedi 7 septembre 2019

L’année scolaire 2018-2019 s’est achevée sur une mobilisation d’une ampleur inédite dans l’éducation, autour de la grève des examens et de la rétention de notes. Elle a été le point d’orgue d’une mobilisation tout au long de l’année scolaire : contre la réforme du lycée professionnel en septembre, contre les réformes des lycées et Parcoursup en hiver, et bien sûr la mobilisation massive, en particulier dans le premier degré, contre la loi Blanquer au printemps.

Ces mobilisations n’ont certes pas obtenu satisfaction sur toutes les revendications portées par les personnels, loin de là. Cependant, elles ont permis d’obtenir l’abandon, du moins pour l’heure, du projet d’Écoles publiques des savoirs fondamentaux, qui aurait fait des principaux-ales de collèges les supérieur-e-s hiérarchiques des professeur-e-s des écoles, en plus de l’inspection de l’Éducation nationale. Elles ont également obtenu le retrait des dispositions nauséabondes introduites par le Sénat concernant l’interdiction faite aux mères voilées d’accompagner des sorties scolaires ou la suppression des allocations familiales pour les élèves en décrochage scolaire.

Au-delà de ces modestes victoires, c’est un rapport de force massif entre les personnels et le ministère qui se construit. Ce rapport de force ne doit pas s’arrêter là : les revendications d’abrogation des contre-réformes sont toujours d’actualité, comme l’ensemble des revendications pour les droits des personnels et pour une école publique, gratuite, laïque et émancipatrice. Au-delà de l’école, de nouveaux mauvais coups vont pleuvoir, même si certains ont été retardés par l’ampleur du mouvement des gilets jaunes : réforme de la fonction publique, de l’assurance-chômage, et bien sûr des retraites.

CTSD   de rentrée 1er degré : un manque criant de postes

Le CTSD   de rentrée avait lieu ce jeudi 5 septembre. Comme chaque année Sud   éducation déplore ce grand chamboulement dans les écoles notamment en cas de fermeture de poste. Cette année ce sont 7 écoles qui sont impactées par ces fermetures tardives et seulement 9 écoles concernées par une ouverture alors que les besoins sur le terrain sont d’ampleur.

Sud   éducation dénonce ce fonctionnement de l’Education Nationale à moyens constants, des ouvertures oui mais sans les fermetures, il faut prévoir un vivier d’enseignants qui viendraient dans les écoles aux effectifs trop importants.

Sud   éducation dénonce ces fermetures qui ont lieu après la rentrée, elles déstabilisent les équipes et les élèves, elles désorganisent le fonctionnement de l’école et obligent les collègues à changer de niveau de classe voire d’école au pied levé.

Par contre Sud   éducation continue bien sûr de revendiquer des ouverture de poste dans les écoles où cela s’avère nécessaire pour lutter contre les sur-effectifs.

Fermeture d’un poste :

- Ecole Louis Kerneïs Châteaulin - Ecole de Goarem-Goz Plougastel
- Ecole Joliot Curie Scaër - Ecole du Bourg la Roche Maurice
- Ecole Paul Eluard Brest - Ecole Du pilier Rouge Brest
- Ecole Cousteau Plougonven

Ouverture d’un poste :

- de remplaçant bilingue circonscription de Quimper Cornouailles, occupé par un contractuel
- Ecole Eric Tabarly Loperhet - Ecole Le Quinquis Quimper
- Ecole Jacques Prevert Guipavas - Ecole Simone Veil Brest
- Ecole Auguste Dupouy Brest - Ecole du Bourg Bohars
- Ecole Paul Gauguin Le Folgoët - Ecole Gambetta Morlaix
- Ecole Coat Edern Plouzané

Ouverture :

  • 1, 07 poste de coordinateur PIAL.

Rassemblement contre les politiques anti-sociales et anti-écologiques menées par les 7 pays les plus riches

A partir d’aujourd’hui et jusqu’à samedi se réunissent à Brest les présidents des assemblées parlementaires du G7 c’est-à-dire des 7 pays les plus riches du monde occidental. Ces parlementaires viennent à Brest nous apporter une couche de communication officielle avec le soutien de Richard Ferrand et de la municipalité brestoise.

Ces pays se disent modernes mais ne sont que riches, inégalitaires et militarisés. Leurs politiques vont contre les intérêts du peuple en soutenant le libre-échange mondialisé, la dérégulation, la casse des services publics et les politiques d’austérité. Ces parlementaires sont soumis aux intérêts des firmes transnationales et à leur logique financière, et ils contribuent par leur inaction à l’effondrement de la biodiversité et à l’altération du climat.

Les Brestoises et les Brestois vont découvrir ce G7 parlementaire qui est très loin d’être une innovation démocratique et qui ne produira rien sinon du vent : il est impossible de bloquer les travaux de ce G7 parlementaire car ceux-ci n’existent pas. Ces parlementaires ne viennent pas travailler mais se pavaner.

Loin de ce vernis médiatique, des citoyennes et des citoyens, des organisations et des collectifs proposent une série de débats, de rassemblements et de manifestations pour alerter la population sur les enjeux et les risques que font courir au monde les défenseurs de ce capitalisme prédateur.

Rassemblement place de Strasbourg
samedi 7/09 à partir 13h30
à l’appel de SUD  /Solidaires, CGT Brest, FSU29, Alternative pour l’UBO, Gilets jaunes Brest Rebelle, Cian29, ATTAC, Youth for Climate, Citoyens pour le climat, Action non violente/COP21, Extinction rébellion, et des partis politiques : France insoumise, PCF, NPA, Ensemble


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