École optionnelle : la désinvolture du gouvernement

lundi 21 décembre 2020

Afin de laisser aux familles la possibilité de s’auto-confiner avant les fêtes, Castex annonçait mardi que l’école devenait facultative pour deux pleines journées. Nous, personnels de l’Éducation nationale, l’apprenions une fois de plus par la presse, signe supplémentaire du mépris que nous témoigne nos gouvernant·e·s.

Un virus au calendrier bien précis

Ces annonces auront heureusement permis d’en apprendre plus sur les mécanismes de contamination en milieu scolaire. Les écoles, collèges et lycées ne sont donc pas des foyers de contamination, sauf les troisièmes jeudis et vendredis de décembre ! Le discours de l’exécutif s’est embourbé dans ses propres contradictions pendant que les personnels mettaient tout en œuvre pour garantir, autant qu’ils le pouvaient, la sécurité de leurs élèves.

Le mépris du travail des personnels éducatifs

Au-delà de leur voie de communication, ces mesures témoignaient aussi d’un mépris pour le travail des personnels, pour qui le travail de préparation se pense au jour près, et jusqu’à la fin de la période. En renonçant une nouvelle fois au caractère obligatoire de l’école, l’exécutif mettait particulièrement en difficulté les enseignant·e·s qui, non content·e·s de courir après des programmes n’ayant honteusement pas été allégés, comptaient sur ces deux journées. Le fait que ces mesures aient été annoncées si tard fut un camouflet de plus.

Dé-responsabilisation, décrédibilisation

L’autre côté pervers de ces annonces, c’est qu’elles permettaient à l’exécutif de se dé-responsabiliser par avance des contaminations qui seraient immanquablement observées après les fêtes. « Les grands-parents sont malades ? Vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même ! Vous n’aviez qu’à garder vos enfants à la maison. » Au fil de ses annonces paradoxales, l’exécutif se décrédibilise, mais décrédibilise du même coup l’ensemble de l’Éducation nationale et le travail de personnels déjà bien fatigués. Les injonctions contradictoires et les incohérences des discours officiels teintés de mépris n’alimentent que la colère et l’incompréhension. Si l’école est bien un lieu de contamination, des solutions existent pour limiter les risques sans sacrifier l’enseignement obligatoire et le travail des enseignant·e·s !

Pour un plan d’urgence pour l’éducation

SUD Éducation revendique un plan d’urgence pour l’éducation, à même de garantir les meilleures conditions de travail possible pour les personnels, dans des conditions sanitaires acceptables. Il doit notamment comprendre des recrutements massifs de personnels, la titularisation de l’ensemble des non-titulaires sans condition de concours ni de nationalité et un plan d’investissement massif dans la construction et la rénovation du bâti scolaire pour pouvoir accueillir les élèves avec davantage d’espace.


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