Confinement, écoles fermées : on prend les mêmes et on recommence...

jeudi 1er avril 2021
par  sudeducation29

Il n’a eu de cesse de le répéter sur tous les plateaux : la fermeture des écoles ne se fera pas. Et pourtant, nous voilà contraint·e·s de revenir à l’enseignement à distance pour une semaine, à compter de mardi prochain.

On leur avait bien dit...

SUD éducation alerte depuis le printemps dernier sur la nécessité d’investir dans l’éducation pour baisser les effectifs et permettre à l’école de faire face de manière durable à la crise sanitaire. Le ministre, pendant toute cette période, n’a écouté personne. Il s’est enfoncé dans sa stratégie du déni et du mensonge, et porte à cet égard une responsabilité importante dans cette nouvelle fermeture. Une fois encore, il a été démenti de manière cinglante. Au-delà, en refusant d’investir massivement dans les services publics et notamment de santé, c’est le gouvernement qui est responsable de l’incapacité à faire face durablement à la crise épidémique. SUD éducation avait pourtant p roposé dès le printemps un plan d’urgence pour l’éducation. En refusant toute discussion autour de ces mesures, le ministère nous a conduits dans le mur.

Télétravail : toujours les mêmes problèmes...

On espère que l’ordinateur flambant neuf et ultra rapide que vous avez acheté avec les 150 euros nets de votre prime informatique est arrivé : vous risquez d’en avoir besoin... Le télétravail ne s’impose pas à tou·te·s de la même manière, côté personnels comme élèves et familles, selon l’accès aux équipements informatiques, la situation économique et sociale. Les inégalités vont se creuser, et les conditions de travail se dégrader, à cause de l’impréparation ministérielle et des œillères que Blanquer n’a jamais voulu ôter. Le télétravail doit faire l’objet de garanties : respect des obligations de service, solutions publiques d’enseignement à distance, liberté pédagogique, et refus de toute pression hiérarchique. Accueil des élèves en situation de handicap : dans quelles conditions ? Au cours de la prochaine semaine, les enfants en situation de handicap accueillis dans les structures médico-sociales le seront toujours. Les élèves scolarisés en école ordinaire (classes Ulis par exemple) seront soumis·es à l’enseignement à distance. Le seul ajustement annoncé sera la présence de leurs AESH en distanciel, alors que dans la plupart des cas, l’accompagnement des enfants en situation de handicap est absolument impossible à assurer à distance. Comment imaginer qu’un dispositif comme celui-ci suffira ? Comme d’habitude, aucun moyen significatif n’est alloué à la réussite de ces élèves.

Télétravail et garde d’enfants

On a pu le déplorer au printemps dernier, concilier télétravail et garde d’enfants n’est pas de tout repos. C’est une double journée qui peut mettre les enseignant.es parents en difficulté. On va voir se multiplier les situations difficiles, en particulier la semaine du 26 avril au 3 mai où les personnels du 1er degré seront devant leur classe en présentiel alors que leur(s) enfant(s) scolarisé·e(s) dans le 2nd degré seront à la maison en distanciel. Le dispositif d’accueil des enfants de soignant.es et d’enseignant.es sera-t-il reconduit ? Les personnels de la fonction publique qui sont dans l’obligation de garder leurs enfants ont des droits. Ils peuvent requérir une autorisation d’absence pour garde d’enfant, si l’enfant a 16 ans maximum. Cette autorisation est délivrée « sous réserve des nécessités du service ».

Autorisations d’absence pour garde d’enfant dans la fonction publique


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