Salaires : où en est-on ?

jeudi 2 décembre 2021

La crise sanitaire a des répercussions sur la conjoncture économique. Les confinements et autres interruptions ont eu pour impact sur plusieurs secteurs de la production ce qui a eu pour effet de diminuer l’offre de certains biens et services, ce qui entraine une augmentation des prix. À cela vient s’ajouter de nouvelles augmentations des prix de l’énergie. En un an, le gaz, l’électricité, l’essence, ont augmenté de 21,6% ce qui participe grandement à tirer l’inflation vers le haut. Cette augmentation généralisée des prix va de fait impacter le pouvoir d’achat des actifs et des actives.

Dernièrement l’INSEE a sorti des chiffres affirmant que le pouvoir d’achat est en hausse de 1,4% sur une moyenne annuelle, comparativement à 2020. Mais ce chiffre global masque très mal les inégalités importantes qu’il peut y avoir entre les différents ménages.

Les plus riches, ...toujours plus riches

Dans l’édition 2021 du classement des 500 plus grandes Fortunes professionnelles de France du magazine Challenges, nous apprenons que le patrimoine de ces dernières a bondi de 30%, approchant presque le total de 1.000 milliards d’euros. Dans cette liste c’est le nom de Bernard Arnaud qui apparaît encore en tête cette année. Durant cette année son patrimoine a progressé de 55 milliards d’euros et atteint dorénavant la petite somme de 157 milliards. Autant dire que cette augmentation moyenne du pouvoir d’achat est surtout le fait des celles et ceux qui ont continuer à engranger les profits même pendant la crise économique découlant de la pandémie du COVID.

Il semble que le retour de niveau d’inflation tel que nous n’en avions pas connu depuis les années 90 va s’installer durablement. Et puisque l’inflation à pour effet de diminuer le poids de la dette nous pouvons imaginer que la Banque Centrale Européenne ne va pas être moins zélée pour faire en sorte qu’elle ne dépasse pas les 2%.

Des augmentations uniformes et pas en pourcentage

Dans ces conditions il devient nécessaire de remettre la question des augmentations de salaire au centre de nos revendications. Il n’est pas tolérable que des personnels dont le travail et les compétences sont indispensables à la bonne scolarisation de tou∙te∙s les élèves comme les AESH touchent un salaire si bas que la plupart vivent en dessous du seuil de pauvreté ! De même pour les AED sans qui les bahuts ne tournent pas ! Alors que le point d’indice grelotte toujours, c’est l’ensemble des salaires des personnels de l’éducation qu’il faut revoir à la hausse, et pas sur la base de primes éphémères. Ces augmentations significatives devront être, non pas en pourcentage (elles accroissent les inégalités) mais plus importantes pour les bas salaires, afin de resserrer les écarts de revenus.


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