Urgence salaires : grève interprofessionnelle et manifs le 29 septembre !

dimanche 11 septembre 2022

Manifestations à 11h à Brest (place de la Liberté), Quimper (place de la Résistance), Morlaix (Parking du Roudour), Carhaix et à 10h30 à Quimperlé !

Face à une inflation qui n’en finit plus de s’envoler (à plus de 6%, elle pourrait atteindre les 7 à 8% d’ici la fin de l’année), les 3,5% d’augmentation du point d’indice sont dérisoires. Dans le même temps, les salaires des travailleur·euses du privé continuent de stagner. Ce sont toujours les mêmes qui payent l’addition : les classes populaires et laborieuses, les précaires, face aux capitalistes qui tirent profit des crises. La loi "pouvoir d’achat", en cumulant mesures insuffisantes ou antisociales (exonération des cotisations patronales sur les heures supplémentaires), n’y arrangera rien.

L’augmentation du point d’indice est très insuffisante

Sans même évoquer à nouveau l’inflation, qui écrase les 3,5% d’augmentation du point d’indice, cette timide hausse est très insuffisante pour rattraper les conséquences du gel du point depuis 2010 (pour les enseignant·es : perte de près d’un mois de salaire !). Voici ce que cette augmentation représente sur une fiche de paie :
- Pour un·e enseignant·e avec 5 ans d’ancienneté : + 57 euros nets / avec 15 ans d’ancienneté : + 67 euros nets / avec 28 ans d’ancienneté : + 82 euros nets
- Pour un·e AESH : avec 2 ans d’ancienneté : + 49 euros nets / avec 7 ans d’ancienneté : + 54 euros nets
- Pour un·e Adjaenes : avec 8 ans d’ancienneté : + 47 euros nets / avec 20 ans d’ancienneté : + 50 euros nets.

Les annonces pour les enseignant·es : le verre à moitié vide

La bonne nouvelle, c’est que la revalorisation des enseignants est prévue pour la rentrée 2023. C’était une urgence face à l’inflation galopante et au blocage du point d’indice, et à la crise du recrutement. Pap Ndiaye a annoncé 2000€ pour les débutants contre 1450 euros aujourd’hui.
La mauvaise nouvelle, c’est que le gouvernement s’entête à ne pas vouloir revaloriser tous les échelons. C’est sa façon de remettre en cause l’avancement à l’ancienneté.
Le 17 mars, Macron n’a pas hésité à expliquer que certains enseignant·es sont méritant·es mais pas tous·tes. "La revalorisation nationale compte tenu de la masse salariale n’est pas la plus efficace".Le président de la République a annoncé un "nouveau pacte" pour certain·es professeur·es. "On ne va donc pas payer les professeurs de façon uniforme dans le pays". Il rejoint ainsi un point du Grenelle de l’éducation qui demandait déjà des payes différenciées et déplorait l’avancement à l’ancienneté.
Ce qui est en jeu avec cette revalorisation qui ne concernerait que les jeunes et les professeurs en milieu de carrière, c’est le principe du GVT, le glissement vieillesse technicité, celui de l’avancement à l’ancienneté. Ce qui peut le remplacer c’est le mérite avec ce que ça veut dire de reprise en main par la hiérarchie.

Écarts de salaire femmes/hommes : lutter pour l’égalité

L’égalité salariale et la lutte contre la précarité sont des enjeux essentiels de l’émancipation des femmes. Pourtant, les politiques d’emploi dans le secteur public comme dans le privé reproduisent, voire aggravent les inégalités et la précarité. Pour SUD éducation, la mobilisation pour des augmentations de salaire est une lutte féministe. En effet, les inégalités salariales entre les femmes et les hommes sont très fortes, et ce sont donc les femmes qui font le plus les frais de l’inflation actuelle. Ainsi, dans la Fonction publique, les femmes gagnent en moyenne 16,4% de moins que les hommes. Le salaire net des enseignantes est inférieur de 13,9% à celui de leurs collègues masculins. Il existe plusieurs raisons à cela. Les HSA profitent essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes. De plus, les femmes sont plus souvent contraintes de prendre en charge la garde des enfants et sont bien plus souvent à temps partiel. C’est inacceptable. Enfin, les emplois précaires sont très majoritairement occupés par des femmes : 92% des AESH sont des femmes, par exemple. Le front de la lutte pour l’égalité salariale entre femmes et hommes doit être prioritaire dans nos revendications.

Pour de vraies augmentations de salaires : portons nos revendications !

L’accumulation de mesurettes est très loin d’être à la hauteur de la situation. Pour SUD éducation, il faut poursuivre immédiatement l’augmentation du point d’indice jusqu’au rattrapage de la perte de rémunération depuis le gel du point d’indice en 2010. Cette augmentation est incontournable, mais elle doit s’intégrer à une politique plus globale d’augmentation de salaire qui permette de lutter contre les inégalités : en effet, un biais de l’augmentation du point d’indice, qui est un coefficient multiplicateur, est qu’il accentue les écarts de rémunération.

SUD éducation revendique ainsi en parallèle :
- une augmentation immédiate de 400 euros des salaires et un SMIC à 2200 euros bruts.
- une refonte des grilles indiciaires des agent es, pour garantir que plus les salaires sont faibles, plus ils seront augmentés
- la garantie que les précaires bénéficient de la même grille pour leurs salaires, tenant compte de toute leur ancienneté professionnelle

Il est indispensable de contribuer à la construction d’une mobilisation d’ampleur, à même d’obtenir satisfaction.


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