Il faut résister, s’organiser et se syndiquer

samedi 23 juin 2007

La vison du monde défendue par Sarkozy se situe aux antipodes des exigences portées par le mouvement social. Pendant 5 ans, il a été un acteur central de la réduction des libertés publiques et des régressions sociales, il a menti sur la privatisation de l’énergie, il a soutenu le gouvernement dans son entreprise de démantèlement des services publics. Les messages forts et symboliques qu’il envoie ces jours-ci ne peuvent tromper personne :

  • une fiscalité qui bénéficiera avant tout aux plus riches avec le bouclier fiscal.
  • des droits sociaux attaqués avec l’instauration du service minimum, le contrat de travail unique et la multiplication des heures supplémentaires au détriment de la création d’emploi.
  • une chasse aux sans papiers avec des objectifs du ministère de l’immigration et de l’identité nationale toujours plus monstrueux, 150.000 interpellations et 26.000 expulsions programmées d’ici la fin de l’année.

Darcos, le fossoyeur de l’école publique ? Derrière ses propos hautement démagogiques au sujet des décrets de Robien (sur les décharges horaires dans le secondaire) dont il demande la suspension car ils frappent "les meilleurs de nos professeurs" (ceux des classes terminales !), sur le plus beau métier du monde etc., le ministre prescrit ses remèdes à haute dose de mérite, de travail et d’effort. La reforme de la carte scolaire est une machine de guerre contre l’école publique. Même si la mixité sociale n’est pas à l’œuvre aujourd’hui (et on ne peut que le regretter), le contournement de la carte scolaire peut très vite aboutir à vider les écoles de “mauvaise réputation”. C’est un formidable boulevard pour la concurrence entre les établissements. Affichant la volonté de poursuivre la politique libérale en vigueur depuis plusieurs années en livrant le secteur scolaire au marché et à la concurrence, il conjugue clairement hausse des rémunérations (mais pas des salaires) et transformation en profondeur du métier d’enseignant en multipliant les tâches. L’université sera au cœur des réformes cet été puisque les projets d’autonomie et de casse du cadre national des diplômes sont déjà prêt : on peut déjà se douter que ça ne bénéficiera qu’aux facultés les plus prestigieuses.

Démantèlement des statuts par une flexibilité accrue du travail enseignant contre « plus » d’argent ? On n’en veut pas ! SUD   éducation s’oppose à ces menaces de division des personnels et continuera à se battre pour la réduction de temps de travail, l’égalité des salaires, l’augmentation des postes et la mixité sociale !

L’heure est à la résistance,
organisons nous, syndiquons nous.


journal juin 2007

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