Des conditions de rentrée inacceptables

Comment nous battre ?

dimanche 6 février 2011

 Tous en grève jeudi 10 février

 Rassemblement départemental 11h pl de la Liberté, Brest

Après les retraites, le gouvernement accélère la casse de l’École publique dans un cadre général de destruction des services publics. A la rentrée 2011, les effectifs enseignants vont fondre dans toutes les académies métropolitaines. Lycées, collèges, écoles et services doivent subir 16 000 suppressions de postes prévues au budget 2011. Depuis 2007, 66 000 postes ont été supprimés dans l’Education Nationale. Dans le premier degré, on attend 8 300 nouveaux élèves et 8 967 postes d’enseignants disparaissent (et 40 pour le département du Finistère). Dans le secondaire, sont attendus 61 900 élèves supplémentaires et il faudra faire avec 4 800 postes de moins (40 créations en collège mais 53 fermetures en lycée dans l’académie).

Comment justifier les suppressions, alors que les indicateurs démographiques les contredisent, que bien des études montrent que l’investissement dans l’école doit être développé, que les parents d’élèves s’opposent à cette politique de démantèlement du service public d’éducation ? Exigence d’une autre politique éducative, refus des suppressions de postes, nécessité d’un autre budget, abrogation des contre-réformes gouvernementales, (mastérisation, programmes du primaire, aide personnalisée, suppression des RASED, réformes des lycées généraux, technologiques et professionnels et bac pro 3 ans, dispositif CLAIR  , primes au mérite, individualisation des rémunérations…), les raisons d’une mobilisation d’ampleur pour le service public d’éducation ne manquent pas !

Des joursnées de grève qui doivent avoir des perspectives

Si nous pensons que la grève est un instrument majeur des salarié-e-s dans leurs combats (bien plus que les arrêts maladies des CRS) encore faut-il pour cela qu’elle ne soit pas dévaluée, et qu’elle aille jusqu’au bout de sa logique de blocage pour être efficace. Car personne ne peut avoir l’illusion que nous pourrions faire céder le gouvernement avec une grève d’un jour, même très largement suivie, ni même avec des journées d’action isolées. Il faut pour cela qu’elles s’inscrivent dans une stratégie qui soit une stratégie pour gagner

Participer à une grève le 10 février, ce n’est pas uniquement pour témoigner de notre refus de la politique éducative du pouvoir en place. Pour espérer gagner, il faut construire un rapport de force de haut niveau et ne pas s’arrêter au milieu du gué.

En 2003, il ne fallait surtout pas toucher au bac. Cet automne, seul Solidaires a appelé clairement les collègues à la grève reconductible et a soutenu les grévistes qui reconduisaient la grève. Construire un rapport de force avec des journées d’action, soit, mais si c’est pour reculer lorsque le bras de fer est engagé, on peut se demander « à quoi bon ? ».

En grève jeudi 10, et après on continue !

Bien entendu, rien ne garantit que les collègues s’inscriront dans des propositions syndicales, quelles qu’elles soient. Mais les organisations syndicales ont la responsabilité de leur proposer des modes d’actions à la hauteur des enjeux. Après la grève du 10 février, SUD   éducation proposera aux personnels et aux organisations syndicales une journée de mobilisation départemental le samedi 19 février. Après les vacances, il nous faudra construire la réussite du samedi 19 mars

Le vent libéral souffle sur l’Ecole Publique, nos conditions de travail ne sont plus leur problème. Ils ne s’arrêteront que là où nous les arrêterons. Nous avons besoin d’un mouvement social large et fort en faveur de l’Ecole Publique. Nous avons besoin d’un mouvement syndical déterminé et unitaire. Il faut construire le rapport de force pour dire que la rentrée ne peut pas se dérouler dans ces conditions.


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