Manif nationale le 24 mars- Demandeurs d’asile à la rue à Brest

mercredi 14 mars 2012

1) Contre le chômage et pour l’emploi, manif nationale 24 mars
2) Demandeurs d’asile à la rue à Brest : un déni de droit

 1) Pour l’emploi, contre le chômage et la précarité : il n’y a pas de trêve électorale

Réussissons ensemble la manifestation nationale pour l’emploi à Paris le 24 mars 2012 !

Vous trouverez ci-joint le tract d’appel à la manifestation nationale du samedi 24 mars, à l’initiative de l’Union syndicale Solidaires. Cette manifestation n’est la propriété de personne, nous la construisons avec tous les collectifs syndicaux et les salarié-e-s qui se reconnaissent dans l’exigence du droit à l’emploi, la lutte contre les licenciements et suppressions d’emplois.

Les licenciements dans le secteur privé, les suppressions de postes dans le secteur public, le chômage (1000 chômeurs de plus par jour !) et la précarité qui s’étendent toujours plus, la dégradation des conditions de travail pour celles et ceux qui en ont, ... les motifs pour justifier une manifestation nationale pour l’emploi ne manquent pas !

L’Union syndicale Solidaires est attachée à l’unité d’action syndicale, et nous le montrons régulièrement ; pour autant, les réponses de l’intersyndicale sont très insuffisantes. Voilà pourquoi nous prenons cette initiative ... qui est bien entendu ouverte aux équipes militantes d’autres syndicats et que nous construisons aussi avec les associations de chômeurs/ses par exemple.

La période électorale est propice aux discours sur l’emploi. Syndicalistes, nous voulons des actes et savons que c’est par notre action que nous les imposerons. A l’heure où certaines organisations syndicales semblent considérer qu’elles doivent se mettre en retrait, nous affirmons par l’organisation de cette manifestation nationale que l’action syndicale, l’action collective des salarié-es, avec ou privés d’emploi, sont toujours d’actualité et nécessaires. Les questions sociales ne doit tolérer aucune trêve électorale.

Les frais de transport en car seront intégralement pris en charge par Solidaires et ses syndicats

D’ores et déjà nous prenons les inscriptions pour organiser les départs, de Brest/Morlaix et de Quimper/Quimperlé. Si vous êtes intéressé pour participer à cette manifestation, nous vous invitions à réserver votre place en contactant :
Solidaires Finistère : contact solidaires29.infini.fr
pour le départ de Brest : Olivier Cuzon o.cuzon magic.fr 06.33.08.37.51
pour le départ de Quimper : Youenn Le Flao lanenos wanadoo.fr 06.49.84.93.91

 2) Demandeurs d’asile à la rue : un déni de droit.

Depuis une semaine, 30 demandeurs d’asile, dont une quinzaine d’enfants, n’ont plus de toit. Expulsés faute de financement par l’Etat des hôtels où ils étaient hébergés, ils dorment dehors, au port de commerce à Brest, dans le petit hall de l’AFTAM.

Chaque jour qui passe, la réponse de la DDCS (ex-DASS, qui gère l’hébergement d’urgence) est de plus en plus insupportable. Les premières nuits, les familles avec les plus petits enfants et les femmes enceintes étaient encore logées à l’hôtel. Depuis, il y a un veto systématique de la part du préfet du Finistère.

Ces migrants sont des personnes qui demandent l’asile politique à la France. Les conventions internationales font obligation à l’Etat français de les héberger le temps de l’étude de la demande. En refusant de leur donner un toit, l’Etat bafoue le droit international et renie sa signature.

A Brest, cette attitude a fait réagir de nombreux travailleurs sociaux, des membres d’associations qui travaillent avec les étrangers, des personnels des écoles dans lesquelles sont scolarisées les enfants, des voisins, un restaurateur, un hôtelier. Hier, la solidarité a joué à plein : apport de nourriture, accès à des toilettes privatives, temps d’échange et de discussions, accompagnement des enfants à la patinoire, et, hier soir, hébergement militant de tous les enfants pour leur éviter de passer une nouvelle nuit dehors.

Ces personnes sont les victimes collatérales d’une campagne électorale qui se droitise, avec un président candidat qui, quand il affirme qu’il y a trop d’étrangers dans notre pays, chasse sur des terres nauséabondes. Ces migrants sont devenu bien malgré eux l’objet un enjeu politique. Mais on ne joue pas avec l’humain !

En les laissant dehors nuit et jour, il en va aujourd’hui de leur santé et de leur sécurité. Face à ce déni de droit de l’Etat qui bafoue la procédure d’asile, notre solidarité avec ces migrants à la rue reste entière. Des initiatives publiques ont été prises et continuerons de l’être tant ue cette situation inhumaine perdurera : SUD   éducation apporte son soutien à leur combat et est à leurs cotés.


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