La mobilisation, c’est maintenant !

jeudi 17 janvier 2013

journal janvier 2013 - 1
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 Les articles

Le ministre V. Peillon communique sur le fait qu’il crée « des dizaines de milliers de postes » dans l’Education nationale.
C’est un mensonge. Pour l’essentiel il prévoit le remplacementdes collègues, nombreux, qui partent en retraite au cours des prochaines années. Quant aux créations de postes pour la rentrée prochaine ce sont 3 046 postes dans le premier degré, 3 764 postes d’enseignants dans le secondaire, 88 postes de CPE  , 100 postes d’administratifs et 50 postes d’assistants sociaux.
Pour les conseillers d’orientation, les agents de laboratoire, les assistants de langues vivantes étrangères, les infirmiers et médecins scolaires : rien.
Le budget prévoit donc pour la rentrée 2013 la création de 7 048 postes sur l’ensemble du territoire quand les cinq dernières années en ont vu plus de 60 000 disparaître...
Dans l’académie de Rennes, les écoles « gagneront » 74 postes et l’enseignement secondaire (surtout les collèges et LP aux dires du ministre) 175 postes. Soit 249 postes supplémentaires à la rentrée 2013 dans l’académie de Rennes pour 2.500 élèves en plus. Sachant qu’à cette rentrée 2012 nous avions vu disparaître 239 postes, ce n’est pas vraiment le changement attendu ?

La refondation ce n’est pas maintenant

Plusieurs mois de discussions au ministère et pour finir, aucune consultation des personnels. Les enseignants du premier degré voient leur charge de travail augmenter au nom d’un éternel débat sur les rythmes scolaires qui sert davantage à occuper les médias et enfumer les esprits qu’à chercher les moyens réels pour endiguer l’échec à l’école des enfants des milieux populaires.
Au Conseil Supérieur de l’Education, le 14 décembre, puis de nouveau le 8 janvier, SUD   éducation a demandé le report du projet et une véritable consultation des personnels pour une vraie refondation de l’école publique. SUD   a voté contre le projet Peillon.

La construction de la mobilisation, c’est maintenant

Les mobilisations locales ont commencé à se construire dans l’éducation nationale, avec l’implication locale des syndicats SUD   éducation.

Grève et manifestation le 11 décembre dans le Nord-Pas-De Calais contre le travail gratuit et la dégradation des conditions de travail, AG   du premier degré à Paris suivie d’un rassemblement mercredi 19 décembre sur les rythmes scolaires, appel à la grève pour le 17 janvier dans les Hauts de Seine sur le même sujet...

Dans le département, SUD   éducation a engagé un travail pour organiser des AG   en janvier, avec le SNUipp et la CGT, dans la même perspective. Ces mobilisations locales seront décisives dans la construction d’une lutte d’ampleur pour une véritable transformation progressiste du système éducatif qui ne saurait se faire dans le cadre budgétaire qui est celui du paiement de la « dette publique », dogme libéral accepté par la majorité actuelle. Chacun d’entre nous, sur son lieu de travail, doit pouvoir œuvrer à la mobilisation, ici contre les classes surchargées, là dans tel ou tel collège ou lycée sur le TRMD (tableau de répartition des moyens par disciplines) ou des problèmes locaux, dans tel secteur contre le recrutement de précaires au lieu de postes de titulaires, avec les stagiaires qui bougent ici ou là, avec les camarades du Supérieur qui luttent pour faire CDIser des CDD en voie de licenciement, dans les lycées contre les horaires démentiels liés à la réforme, etc. etc.
Multiplions les initiatives pour construire nos revendications.

L’unité d’action est essentielle

Afin de construire le plus unitairement possible la grève nationale dans notre secteur, après plusieurs courriers SUD   éducation a invité une nouvelle fois toutes les fédérations syndicales de l’éducation à une réunion le 17 décembre. La CGT éduc’action et Action et Démocratie ont répondu présents.
Ensemble nous avons décidé de nous réunir de nouveau en janvier en invitant les autres organisations syndicales de l’Éducation nationale. La perspective d’un appel unitaire à la grève au premier trimestre 2013 apparaît à nos organisations comme une nécessité pour faire avancer les revendications légitimes des personnels.
Au niveau Fonction Publique, SOLIDAIRES a insisté lors des réunions intersyndicales pour que la réponse au gouvernement soit la grève et pas seulement une journée d’action un mercredi. Un appel CGT/FSU/Solidaires a été lancé pour une journée de grève de toute la Fonction publique le jeudi 31 janvier. Avec l’ensemble des fonctionnaires, nous voulons continuer d’affirmer que l’austérité budgétaire casse les solidarités inscrites dans les missions des services publics. Avec l’ensemble des fonctionnaires nous voulons dire à notre patron l’Etat que le maintien de la journée de carence et le blocage des salaires sont des mesures injustes à un moment où les patrons du CAC 40 se « goinfrent ».
Toute la fonction publique en grève le 31 janvier, c’est un moyen de dire à ce gouvernement que cette crise n’est pas la nôtre, que nous voulons un autre partage des richesses et des services publics porteurs d’égalité.

 - Contre la réfome Peillon des rythmes scolaires, pour une véritable consultation des personnels, rassemblements intersyndicaux SNUipp/SUD   éducation /CGT Educ’action mercredi 23 janvier.

  • 14h à Brest,
  • 15h30 à Quimper, IA  .
    Ces rassemblements seront suivis d’AG   des personnels.

 - Pour des services publics de qualité, pour une revalorisation salariale et contre la journée de carence : grève jeudi 31 janvier à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires
Manifestations à 11h à Brest, Quimper, Morlaix et Quimperlé.


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