Rythmes scolaires toujours : D’autres pistes de réflexion proposées par l’Académie de médecine

lundi 18 mars 2013

Dans un communiqué en date du 5 mars 2013, l’Académie de médecine appelle tous les acteurs concernés - enseignants, parents, pouvoirs publics - à "dépasser la polémique autour de la seule semaine de quatre jours" et à considérer le « temps de vie de l’enfant » (journée, semaine, année scolaire, grandes vacances).

Épanouissement de l’enfant

Supposée être "un élément majeur de l’épanouissement de l’enfant« , la vie scolaire est »aujourd’hui un facteur déterminant de la fatigue exprimée par l’enfant, source de difficultés de concentration et d’apprentissage, d’irritabilité et d’agressivité, voire d’échec scolaire pouvant amener l’enfant à une dangereuse auto-dépréciation", écrit-elle.

Pour l’académie, "la semaine de quatre jours est un contresens biologique qu’il faut abolir en aménageant impérativement le temps scolaire sur quatre jours et demi". Elle milite à ce propos en faveur du samedi matin plutôt que le mercredi afin d’éviter la "désynchronisation inévitable de l’enfant en début de semaine".

Partisane du raccourcissement des grandes vacances, elle juge également utile de limiter "le temps de travail quotidien à l’école à quatre heures et demi - cinq heures, en fonction de l’âge de l’enfant« en notant que »les devoirs et les leçons actuellement faits à la maison doivent être inclus dans le temps scolaire". Soulignant enfin l’insuffisance du temps de sommeil des jeunes, qui “hypothèque leurs facultés physiques et intellectuelles", l’Académie appelle aussi les parents à "être plus attentifs à la durée et à la qualité du sommeil, indispensables à la réussite de leurs enfants".

Dépasser le débat 4 jours contre 4,5 jours

L’Académie de médecine avait déjà dénoncé dans un rapport daté de 2010 les conséquences « néfastes » de la semaine de 4 jours pour les jeunes élèves. Autant pour les enseignants que pour les élèves, cette semaine de quatre jours ne doit plus exister.

L’alourdissement de la journée par l’aide personnalisée (un dispositif qui n’a jamais été évalué par notre institution !) n’est plus acceptable. Nous voyons bien qu’il est urgent de prendre le temps de réfléchir ensemble à une autre réforme des rythmes scolaires, réflexion qui ne se limite pas au débat 4 jours contre 4,5 jours, mais à une réflexion globale à la fois sur l’année scolaire dans sa globalité et sur le temps de classe de la journée modulée en fonction de l’âge de l’élève. Et aussi sur les programmes scolaires et les différents temps de l’enfant.


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