Français ou étrangers, tous les Finistèriens doivent pouvoir voter

vendredi 5 avril 2013

2,7 millions d’étrangers hors UE en situation légale vivent, travaillent et payent des impôts en France.
Leur donner le droit de voter aux élections locales, c’est rétablir l’égalité de droit entre tous ceux qui participent à la vie de la cité.
Leur donner le droit de voter, c’est favoriser leur intégration et la cohésion sociale.

Près de deux millions et demi d’étranger(e)s non européens et en situation légale vivent et travaillent dans des communes où elles/ils participent à la vie locale et paient des impôts. Nombre d’entre eux sont responsables d’associations, délégués de parents d’élèves, délégués syndicaux...

La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie, la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.

Il ne faut pas faire du droit de vote des étrangers un épouvantail. La faculté donnée à ceux qui travaillent et paient des impôts en France de pouvoir voter est gage d’une meilleure intégration : stigmatiser la non intégration des étrangers et leur refuser le droit de vote est une attitude incohérente.

La majorité des pays européens a déjà adopté le droit de vote pour les résidents étrangers et la France est de ce point de vue en retard. Cette évolution de la citoyenneté étendue à la notion de résidence a été déjà approuvée à quatre reprises par le suffrage universel depuis 1981 puisqu’elle figurait clairement dans les programmes des candidats élus.

Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans doivent maintenant être tenues.

Le suffrage universel a été une longue conquête dans l’histoire de la République.

Si, en 1793, lors de la Révolution, la première République en adopta le principe, il fut réellement mis en oeuvre par la IIe République, après la Révolution de 1848. Mais le suffrage resta limité aux hommes jusqu’en 1944, lorsque fut enfin instauré, à la Libération, le droit de vote pour les femmes. Il s’élargit aux jeunes de 18 ans en 1974 et aux ressortissants de l’Union européenne en 1992. Mais les ressortissants étrangers des pays non européens en sont toujours exclus.

Voter ensemble, c’est vivre ensemble.

Participer à la communauté politique, en démocratie, c’est reconnaître l’égalité entre tous ses membres, c’est leur reconnaître leur diversité et leur liberté. C’est accepter les règles du vivre ensemble sans lesquelles il n’y a pas de société démocratique.

*Organisations membres du Collectif Brestois Droit de vote 2014 : Cimade, LDH, MRAP, France-Algérie, Ligue de l’Enseignement, SUD/Solidaires, FSU, UNSA, UNEF, EE Les Verts, FASE, GA, MJS, NPA, UDB, PCF, PG.

(Campagne de pétition, ditribution de tracts sur les marchés  : si vous souhaitez rejoindre les actions du collectif, n’hésitez pas à nous contacter)


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