« Magistère et boules de gomme » et « Rythmes scolaires : l’affaire n’est pas pliée mais il va falloir se bouger »

vendredi 17 janvier 2014

M@gistère et boules de gomme

Dans le premier degré, la formation continue fait partie du temps de service des enseignants à hauteur de 18 heures par an. C’est ce qu’on appelle les « animations pédagogiques », qui parfois ne sont ni animées, ni pédagogiques, mais ça c’est un autre débat ! Depuis la rentrée 2013 et la « réforme » des rythmes scolaires, cette formation continue a changé de forme : 9 heures restent dévolues aux animations pédagogiques et 9 heures à la formation individuelle par internet, via la plateforme M@gistère

http://www.education.gouv.fr/cid72318/m@gistere-accompagner-la-formation-continue-des-professeurs-des-ecoles.html

Le site à lui seul vaut son pesant de cacahuètes, sans compter ce qu’il a dû coûter en euros. C’est beau, y a un arobase dans le nom, ça fait moderne. Sauf que…… c’est une coquille vide, du vent, du bruit, de la poudre aux yeux. Rien ne sera proposé aux collègues cette année, ni au niveau national, et encore moins au niveau local. Sauf peut-être UNE formation : « se former par internet ». On frise le gag ! D’un côté un discours ministériel tonitruant sur la formation initiale (les désespérantes ESPE  ) et la formation continue, de l’autre la réalité : une formation initiale sous-traitée par les universités au bord de l’asphyxie financière, une plate -forme numérique vide, de moins en moins de stages.

Notre formation continue est non seulement un droit que nous entendons défendre, mais elle est aussi la condition nécessaire à l’exercice de notre métier. Avec ce nouvel épisode, on voit un ministre régulièrement désavoué par Matignon, sans autre vision pour l’éducation que celle tracée par l’OCDE  , la Commission Européenne et le Medef, sans ambition, aux projets minimalistes, bridés par l’austérité.

Nous voulons du changement ? Il va falloir retrousser nos manches et par nos luttes obtenir satisfaction, pour une école républicaine, égalitaire et émancipatrice.


Rythmes scolaires : l’affaire n’est pas pliée ! Mais il va falloir se bouger…

Après les grèves importantes de la mi-novembre et du 5 décembre, pour SUD   éducation il fallait donner des perspectives à la lutte contre la réforme Peillon des rythmes scolaires et pour une autre réforme pour l’école publique, les élèves, et l’ensemble des personnels.

Deux intersyndicales se sont tenues au mois de décembre et ont débouché sur l’écriture d’un communiqué que Sud   education a décidé de ne pas signer.

Il fait des constats sur la situation, propose des revendications générales, et se termine ainsi : « Après les mouvements de novembre et de décembre, le ministre doit répondre. [Les organisations syndicales signataires] appellent les personnels à se réunir dans les départements pour débattre de ces revendications et des moyens à mettre en œuvre pour les faire aboutir. »

Pour SUD   éducation, dans notre secteur comme au niveau interprofessionnel, une plate-forme revendicative n’a d’intérêt que si nous prenons les moyens de voir satisfaites ses revendications.

Les organisations signataires du communiqué demandent au ministre de « répondre ». Faut-il compter sur le ministre qui fait la sourde oreille et prétend que tout va bien pour revenir sur sa réforme simplement parce que les syndicats lui demanderaient ? Pour SUD   éducation, la solution ne viendra pas de celles et ceux qui ont décidé de cette réforme et poursuivant dans les mêmes politiques.

Pour gagner, il faut construire des mouvements collectifs de résistance et revendicatifs !

Or il a été impossible d’aboutir à un quelconque appel à la mobilisation dans le cadre de l’intersyndicale.

Ce blocage concernant la suite à donner aux grèves de fin d’année limite considérablement l’intérêt d’une déclaration commune qui n’est pas utile à l’action collective, pire, qui renvoie les personnels à la dispersion. C’est pourquoi nous avons préféré ne pas signer ce texte.

SUD   éducation est très attaché à l’unité d’action intersyndicale lorsqu’elle permet de favoriser l’unité d’action des personnels. Mais encore faut-il que l’unité d’action intersyndicale soit bien une unité pour l’action.


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