Pacte de responsabilité : Ni de gauche, ni de gauche !

vendredi 31 janvier 2014

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Journal février 2014

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Edito

"Nous avons salué le pacte de responsabilité que nous a servi le président de la République le 31 décembre et qui était inspiré, je ne le dis pas trop fort, du pacte de confiance que nous lui avons apporté sur un plateau." Pierre Gattaz, patron du Medef à l’occasion des voeux de l’Alliance des minerais, minéraux et métaux (A3M).

La poursuite d’une politique libérale

Avec son « pacte de responsabilité », François Hollande poursuit la politique libérale propatronale de ses prédécesseurs. Depuis le début du quinquennat, c’est une suite de mesures économiquement inefficaces et socialement injustes : exemption pour le patronat du paiement des cotisations sociales de la branche famille (35 milliards d’euros), refus d’une remise à plat fiscale… Celles annoncées mardi 14 janvier sont aussi dans le droit fil d’une conception libérale de la politique de l’offre, du « coût » du travail, et du partage toujours plus inégal des richesses.

Moins de redistribution des richesses

Le patronat paiera moins de cotisations sociales et les salarié-es règleront la facture au travers de la baisse des dépenses publiques, donc de la dégradation de la redistribution sociale (dont la sécurité sociale) et des services publics. Parler de contreparties à ces largesses (en termes d’emplois ou de salaires) est une plaisanterie. Voilà des décennies que les gouvernements successifs multiplient les exonérations de cotisations sociales pour le patronat et que le chômage ne cesse d’augmenter.

La logique financière des entreprises au détriment de l’ activité économique et de l’investissement socialement et écologiquement utiles, est inhérente au système capitaliste et c’est la raison première du désastre humain, social et économique que subissent les salarié-es, les chômeurs-euses, les jeunes en formation, les retraité-es. François Hollande et son gouvernement mènent une politique récessive, refusent de s’attaquer à la question essentielle du coût du capital : dividendes, optimisation, évasion et fraude fiscales, spéculation financière, système bancaire, etc. Ils s’opposent à une politique de transformation économique, sociale, écologique, en rupture avec le libéralisme. L’annonce du renforcement franco-allemand sur cette orientation va accentuer la politique libérale de l’Union européenne.

Construire la riposte

Nous appelons à la construction de mouvements sociaux d’ampleur pour exprimer plus fortement, dans les entreprises, les services et les localités, le refus de cette politique antisociale du gouvernement. Les organisations syndicales qui refusent d’accompagner la politique propatronale du gouvernement doivent s’unir au plan national pour construire la riposte populaire.


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