CTSD 16 avril 2014 : résultats de la carte scolaire 1er degré

jeudi 17 avril 2014

Carte scolaire 1er degré - rentrée 2014

Rien de bien nouveau : l’Inspectrice d’Académie est revenue sur quelques fermetures inacceptables (avec des moyennes de classes à plus de 30) mais elle n’a pas redistribué tous les postes dont elle disposait. La prétendue baisse d’effectif dans le département (-170 élèves répartis sur plus de 500 écoles !) est un prétexte pour fermer des postes alors qu’ elle se refuse toujours à prendre en compte les effectifs des 2-3 ans : c’est inacceptable. Cette politique de fragilisation du service public d’éducation est bien à l’image de la politique gouvernementale.

Etat, protection sociale, collectivités territoriales : 50 milliards d’économies
Pour M. Valls, « il n’y a pas de plan d’austérité »

Au-delà des appels grandiloquents à la confiance, à la justice sociale, à la vitalité de la jeunesse, à la grandeur de la France, les déclarations du Premier ministre, Manuel Valls, confirment la brutalité des orientations libérales de ce gouvernement.

L’essentiel se résume en un transfert du financement des baisses de cotisations patronales et de la fiscalité des entreprises sur les salarié-es, les chômeurs-euses, les retraité-es, sans aucune obligation sociale contraignante pour celles-ci ni pour les détenteurs de capitaux. Ce n’est pas la baisse des cotisations salariales des salarié-es au SMIC qui va compenser l’immense injustice sociale de la politique gouvernementale.

Ce gouvernement, comme le précédent, ne cherche pas à aller à la source même du déficit, à savoir les pertes fiscales monstrueuses résultant de la sous imposition des plus riches particuliers et des plus grosses entreprises, des cadeaux fiscaux, des exonérations sans contreparties, des facilités données à la fraude de haut vol.

Les 50 milliards d’économies sur trois ans répartis entre l’État (18 milliards), l’assurance maladie (11), et les collectivités territoriales (10) : c’est moins de politiques publiques pour les plus modestes, moins de services publics, et moins de protection sociale.

Ces mesures vont alimenter au final la récession économique et fragiliser encore plus les couches populaires. Le gel des salaires des fonctionnaires, en vigueur depuis 2010, perdure et les montants des prestations sociales (sauf les minima sociaux) ne seront pas revalorisés au moment même où on trouve 30 milliards pour les entreprises !

Pour se faire entendre de ce gouvernement, seul le rapport de forces et la construction de mobilisations d’ampleur pourront changer la donne.


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