Vendredi 28 novembre, vous avez publié sur votre site un article intitulé "Agression du CPE au Lycée Jules Lesven de Brest : un précédent incident inquiétant avec un élève du "fasciné par le 3ème Reich"" rédigé par Hervé Chambonnière. Nous tenons à dire que nous sommes profondément choqué·es par ce titre et son chapeau qui induisent un lien entre les deux incidents auxquels notre lycée a du faire face.
Il n’en est rien. Les deux incidents sont indépendants l’un de l’autre, et, malheureusement, auraient pu arriver dans n’importe quel établissement. Ils sont également inédits et en rien représentatifs d’une ambiance générale au lycée.
Nous considérerons que ce traitement journalistique porte atteinte à notre établissement, et tenons à affirmer que le lycée Jules Lesven, contrairement à ce qui est insinué, est un lycée où il fait bon vivre, étudier et travailler. C’est également un établissement où l’équipe éducative remplit sa mission de service public malgré les difficultés liées aux conséquences de la tempête Ciaran.
Certaines des informations contenues dans cet article pourrait être de source policière. Cela nous choque et nous tenons à rappeler que tous les fonctionnaires, même de police, ont une obligation de discrétion vis-à-vis des informations qu’il détiennent du fait de leur activité.
En tant que personnel d’éducation, il nous semble évident de respecter le secret professionnel et de ne pas divulguer les informations que nous détenons sur nos jeunes élèves. D’autant plus quand il s’agit de mineurs en construction qui ont toute une vie pour trouver d’autres chemins quand bien même ils aient pu commettre des erreurs de parcours. Ne pas éventer une affaire sensible c’est protéger la jeunesse, son droit à l’erreur et donc à grandir. Nous regrettons que cette dimension ait été oubliée en mettant sur la place publique des informations sensibles.
Les représentant·es SUD Education 29 et SNES-FSU du lycée Lesven

