Ce mardi 24 mars, la Rectrice d’académie s’est rendue sur la cité de Kerichen. Ce déplacement a pour objet de rencontrer les étudiant·es mais également d’échanger avec les équipes de directions sur l’avancement du projet de "campus de Kérichen". Il semble donc que le projet avance mais pour les personnels et leurs organisations syndicales cela continue de se faire dans la plus grande opacité.
Nous ne sommes pas surpris·es que la visite de Mme la Rectrice se soit faite à pas très feutrés... Cela ne vient que confirmer qu’il n’y a pas de changement sur la méthode : malgré la promesse d’explication, toujours aucune communication concrète. Alors que les organisations syndicales élues au CSA académique réclament cette visite d’explication depuis des mois, les services du rectorat n’ont même pas pris la peine de proposer une rencontre avec les élu·es des Conseils d’administration (à défaut de proposer de rencontrer tous les personnels).
Depuis le communiqué de presse de la Rectrice le 9 octobre 2025, nous n’avons eu aucune information sur la forme que prendra le projet appelé "campus Kerichen" visant à terme la fusion des trois établissements.
Alors que la baisse de la démographie scolaire devrait être une chance d’améliorer les conditions d’études des élèves, ce sont encore des fermetures de postes qui sont prévues pour la rentrée prochaine dans l’académie. La hiérarchie de l’Éducation nationale ne se soucie que de l’objectif comptable et derrière le titre séduisant de "campus de Kérichen" ce sont bien de nouvelles coupes franches qui se dessinent à l’avenir.
Cette situation délétère laisse les personnels sans aucune information sur l’avenir de leurs établissements (La Pérouse, Lesven et Vauban). Dans une période marquée par l’austérité budgétaire, il est certains que ce projet de campus sera une nouvelle occasion pour de futures suppressions de postes. Mais ça, la Rectrice et le président de Région se gardent bien de croiser le regard des personnels pour éviter d’avoir à leur dire dans le blanc des yeux.
Nous restons opposé·es à la fusion des trois lycées de la Cité scolaire en un immense "campus" qui pourrait devenir le plus grand établissement de France.

