Déclaration liminaire à la F3SCT du 18 juin 2026

jeudi 18 juin 2026

Pour SUD éducation, ni les élèves ni les enseignant.e.s ne doivent faire les frais du manque de moyens actuels de l’éducation nationale.
L’école doit être un lieu d’émancipation individuelle, intellectuelle et sociale, dans lequel des enfants se préparent à devenir des adultes et c’est bien à l’institution scolaire qu’il revient de tout mettre en œuvre pour accompagner les enfants, les aider à développer leur autonomie, leur apprendre à réguler leurs conflits par la parole et les amener à prendre en charge les enjeux de fonctionnement collectif.

Le gouvernement affiche l’objectif de "renforcer l’enseignement à la défense nationale dans le cadre du parcours de citoyenneté" mais "sans alourdir les charges publiques".
Le ministère ne semble pas avoir conscience du caractère anxiogène que ce projet revêt pour nos élèves du second degré dont on sait que la santé mentale est fragilisée depuis quelques années et qui peuvent exprimer leur inquiétude devant un risque de guerre.
Aujourd’hui, l’éducation nationale choisit de coopérer avec le ministère des armées plutôt que de protéger les jeunes et les personnels en souffrance en créant des postes d’infirmier.e.s, de psychologues, d’assistant.e.s sociales...ou en luttant contre le réchauffement climatiques en prenant des mesures concrètes pour construire un monde désirable et pour construire la paix.

Dans le même temps, la réduction des moyens, le manque de médecine préventive, l’absence de réponse concrète aux fiches RSST ainsi que l’absence de suivi desdifficultés rencontrées par les collègues aboutissent à des situations de souffrance au travail qui peuvent perdurer...
L’institution peut également malmener des personnels en maintenant en poste des directions au management toxique comme c’est le cas actuellement à l’EREA de Quimper, au lycée de l’Elorn à Landerneau, au lycée Kerneuzec à Quimperle, au collège des Sables Blancs à Concarneau...

Aux situations déjà connues à travers les fiches RSST, s’ajoutent de nouvelles problématiques.
Nous avons le regret de constater par exemple que l’institution peut malmener des personnels en prenant pour argent comptant les paroles des parents sans s’appuyer sur les faits.

Il est plus que nécessaire que l’administration prenne ses responsabilités afin que certaines situations professionnelles problématiques qui s’enlisent se résolvent enfin et que les collègues retrouvent des conditions de travail acceptables.

En cette fin d’année scolaire nous souhaitons aussi avoir quelques réponses à ces questions :
 y a t-il des raisons que nous ignorons qui expliquent que l’administration choisisse la fin d’année pour modifier le logiciel ONDE en créant des dysfonctionnements au moment où les directeurs et directrices en ont le plus besoin ?
 ce n’est ni aux directrices, ni au directeur de quémander des moyens pour prendre en compte la surcharge de travail engendrée par un déménagement lié à des travaux ou une fermeture d’école. Ne pouvez vous pas anticiper ces besoins ?

SUD éducation se tiendra aux côtés des personnels qui refusent la politique maltraitante mise en place par l’éducation nationale.
Aujourd’hui, sommes-nous à travailler réellement à la prévention des risques professionnels ou sommes-nous simplement là pour servir de chambre d’enregistrement de décisions déjà actées par l’administration ?


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