La nouvelle loi sur l’interdiction des téléphones portables, adoptée durant l’été, va rentrer en application lors de cette rentrée 2026.
Comme bien trop souvent dans l’Education Nationale, cette mesure politique démagogique s’est décidée sans la moindre consultation des équipes pédagogiques : ni les CPE, ni les AED, ni les enseignant·es n’ont été sollicité·es pour donner leur expérience et avis pourtant primordial : ils et elles sont sur le terrain au quotidien.
L’usage du téléphone portable pose pourtant de véritables questions : addiction aux écrans, santé mentale, perte de concentration, cyber-harcèlement ; mais ces questions méritent mieux qu’une nouvelle interdiction. C’est par la pédagogie, l’éducation au usages du numériques et des réseaux, et l’accompagnement des élèves que ces problématiques seront résolues, et non par une nouvelle forme d’interdiction qui ne s’accompagne d’aucun moyens de mise en œuvre, dans des établissements déjà exsangues de personnels éducatifs et de moyens matériels et financiers.
SUD éducation revendique :
– Une concertation réelle avec les enseignant·es et les acteur·ices de terrain avant toute mesure.
– Des moyens matériels et humains adaptés pour permettre un usage pédagogique des outils numériques.
– Une réflexion approfondie sur l’usage des écrans et des outils numériques, et non un projet de loi d’affichage électoraliste.
SUD éducation milite pour un école émancipatrice, capable d’amener les élèves à réfléchir par elleux-mêmes et non un outil d’instrumentalisation politique.

