Les droits des salarié-es ... morts sur ordonnances

En grève contre la loi travail XXL
jeudi 6 juillet 2017
par  sudeducation29

E. Macron, qui a récolté sur son programme 24 % des voix exprimées au premier tour des élections présidentielles et doit son élection au rejet massif du Front National, a promis de remettre en cause l’essentiel des droits des salarié-es. Le gouvernement fait ce qu’il avait annoncé. Peu importe la faiblesse de son assise électorale et de celle de ses députés. Peu importe aussi que les mêmes sujets aient causé six mois de mobilisation avec un très large soutien de l’opinion en 2016.

Une politique ultra-libérale qui a fait la preuve de son échec

Le gouvernement veut aller toujours plus loin dans une politique qui a pourtant largement fait la preuve de son échec, visant uniquement à renforcer la compétitivité et les marges des entreprises au détriment des droits des salarié-e-s, le tout au nom d’une hypothétique relance de la croissance qui ne répond ni à la crise sociale ni à l’urgence écologique.

Le projet de loi d’habilitation prévoit notamment :

  • la simplification du licenciement économique,
  • la limitation du recours aux prud’hommes en durée de saisine comme en réparations financières quand l’entreprise est coupable,
  • la remise en cause du contrat de travail et la mise en place du contrat de projet, en fait, un CDI à durée déterminée !!
  • une négociation entreprise par entreprise, qui remet en cause la hiérarchie des normes et la primauté du code du travail,
  • la limitation des droits syndicaux par une fusion des mandats existants ce qui va atteindre en particulier tout ce qui concerne la santé et les conditions de travail,
  • le recours sur décision patronale au référendum d’entreprise, c’est à dire l’aggravation de la situation actuelle par la possibilité d’un chantage permanent « la préservation de l’emploi » contre « la dégradation des conditions de travail et de salaires »

Une négociation de dupe !

En « échange » ce qui est lâché aux syndicats pour faire passer la pilule :

  • dans le privé, la possibilité ouverte d’obtenir le paiement par l’employeur d’un « chèque syndical » couvrant tout ou partie de la cotisation,
  • celle de siéger dans les conseils d’administration des grandes entreprises à une place où ils n’auront aucun pouvoir de décision à côté des directions d’entreprise et des représentant-es des actionnaires.

Rien à gagner, tout à perdre

Ni les salarié-es, ni les jeunes et les chômeurs/euses n’ont à gagner à de telles propositions. Aucun syndicat ne peut accepter de brader le CDI. Ce n’est pas le code du travail qui est responsable du chômage en France.

Le gouvernement Macron répète à l’envie qu’il faut « libérer le travail » et « ses énergies ». Nous dénonçons cette mascarade : ce ne sont pas les travailleurs et travailleuses qui seront « libérés », mais bien les capitaux et les profits d’une minorité.

Solidaires s’engage dans les initiatives intersyndicales et celles des mouvements sociaux comme « Front social » contre ce projet scandaleux.

A nous de construire les mobilisations pour un mouvement général de grève début septembre.

D’ors et déjà, tou-te-s en grève et en manifestation le mardi 12 septembre.

Bonnes vacances à tou-te-s d’ici là !


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