Les capitalistes nous coûtent cher !

mardi 7 octobre 2014

L’austérité nous est toujours présentée comme incontournable, comme correspondant à
des objectifs techniques inéluctables et finalement incompréhensibles : réduction des déficits
à moins de 3%, maitrise de la dette et de l’inflation. Les recettes néolibérales nous
expliquent qu’elles vont permettre de renouer avec la croissance et d’inverser la courbe du
chômage.

Mais force est de constater que même si depuis plus de trois décennies ces choix sont présentés comme les seuls possibles, le résultat est pourtant toujours le même : une répartition des richesses favorables aux patrons et aux actionnaires, les uns augmentant leurs
marges et les autres leurs dividendes.

L’austérité est donc en fait une politique qui vise à accroître les profits du capital au détriment du travail. Et ces dogmes au service des plus riches, c’est nous qui les payons dans nos
conditions de travail, et nos élèves dans leurs conditions d’apprentissage.

Bénéfices des entreprises françaises du CAC 40 entre 2007 et 2012 : 411milliards d’euros.
Ça en fait des augmentations de salaires et de pensions, des emplois à créer, des services
publics à développer.

Exonérations de cotisations sociales offertes au patronat au cours des dix dernières années : 250 milliards d’euros, que nous payons, nous, en cotisations supplémentaires ou en
dégradation des prestations (retraites, maladies, chômage, etc.)

40 milliards d’euros de dividendes pour les actionnaires des entreprises françaises du
CAC 40. En 2013, cela représente 709 euros volés chaque mois à chacun-e des 4,7 millions de salarié-e-s de ces entreprises.


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