Les mensonges de ParcourSup

jeudi 18 janvier 2018
par  sudeducation29

La nouvelle plateforme d’orientation post-bac, Parcoursup, s’est ouverte le 15 janvier 2018. Nous tenons à alerter les salarié-e-s de l’éducation et de l’enseignement supérieur, les étudiant-e-s, les élèves et leurs parents, sur les dangers de la réforme qui se cache derrière Parcoursup. Loin de régler les injustices de la plateforme Admission post-bac (APB), elle ne fera que les aggraver.

« Tous les dossiers des candidat-e-s seront examinés de façon qualitative par les établissements d’enseignement supérieur. » : FAUX ! Le gouvernement promet en même temps aux universités la mise en place d’algorithmes locaux pour trier les dossiers en fonction des notes. On remplace APB par des APB locaux, aux critères opaques.

« Il existera des formations non-sélectives sur Parcoursup. » : FAUX ! Les universités pourront sélectionner en priorité les meilleurs élèves, puis refuser les autres selon leurs capacités d’accueil, avec la loi relative sur « l’orientation et à la réussite des étudiants ». On remplace APB par APB + la sélection à l’entrée de l’université.

« Des conditions requises pour réussir dans chaque filière d’enseignement supérieur seront précisées, chaque élève de terminale pourra faire ses vœux en connaissance de cause. » : FAUX ! Un nombre croissant d’universités boycottent la remontée des attendus, et le gouvernement a repoussé au 6 mars la date limite pour les publier. S’ils existent, les attendus ne seront connus des élèves qu’une semaine avant la date de clôture des voeux sur Parcoursup, fixée au 13 mars. Parcoursup, c’est APB moins la transparence sur les critères d’admission.

« Parcoursup résoudra les difficultés soi-disant techniques d’APB. » : FAUX ! Parcoursup s’apprête à créer d’interminables listes d’attente en mettant fin à la hiérarchisation des voeux, ce qui générera un surcroit d’anxiété pour les élèves et leurs familles. Parcoursup, c’est APB + davantage de délais et + de laissé-e-s pour compte.

Pour SUD   éducation, le seul moyen d’accueillir dans de bonnes conditions tous les étudiant-e-s, c’est d’investir massivement pour l’éducation. Nous revendiquons :

  • Le retrait sans conditions du Plan Étudiants et du projet de loi relatif « à l’orientation et à la réussite des étudiants ».
  • Un plan d’urgence pour l’enseignement supérieur et la recherche, financé à hauteur de 3 milliards d’euros par an sur dix ans, permettant la construction d’établissements et l’embauche de 5 000 personnels titulaires par an.

SUD   éducation appelle les salarié-e-s de l’éducation et de l’enseignement supérieur à se réunir, pour construire dans l’unité, avec les étudiant-e-s, les élèves et leurs parents, un mouvement de résistance d’ampleur à l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université.


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