Prise de parole SUD Education 29 aux manifestations du 12 novembre

jeudi 15 novembre 2018

Le gouvernement a annoncé dans le cadre de la réforme CAP 2022 la montée en puissance de la contractualisation dans la Fonction Publique. Dans l’Éducation Nationale, 1 personnel sur 4, soit 300 000 personnels, travaillent déjà de manière contractuelle. La multiplication des contrats et les attaques envers le statut de fonctionnaire ont déjà largement dégradé les conditions de travail de tous les personnels.

« Privilégiés les fonctionnaires ? Trop nombreux ? ». « Un statut dépassé ? Rigide ? » Ces affirmations, assénées comme des évidences jamais démontrées, visent encore une fois à justifier de prétendues réformes qui, présentées comme de simples modernisations, minent en fait le statut général des fonctionnaires. Elles manifestent une ignorance délibérée de l’histoire et du rôle de la fonction publique dans notre société et esquivent le débat sur leurs enjeux en termes de cohésion sociale, de solidarités, de développement économique, d’effectivité des droits, de développement durable…

Si le choix a été fait d’un statut défini par la loi et non le contrat, c’est fondamentalement que les fonctionnaires ont en charge l’intérêt général. La fonction publique est une construction rationnelle qui répond aux besoins des services publics et aux principes qui les régissent : l’égalité, la continuité, l’adaptabilité, la laïcité. Ce qui est souvent dénoncé comme des privilèges est un ensemble de droits mais aussi de contraintes qui répondent aux besoins des services publics et des usagers/ères.

Nous devons penser l’avenir, faire face aux enjeux du XXIe siècle : l’accès aux droits fondamentaux, la protection de l’écosystème mondial, le droit au développement, le droit à la mobilité des personnes, la diversité culturelle, l’égalité femmes-hommes, notre devoir d’hospitalité,…

Au lieu de cela, à la rentrée, le ministre Blanquer a annoncé froidement la suppression de 2600 postes dans le second degré alors même que son ministère prévoit une augmentation des effectifs d’élèves du second degré de 40,000 élèves à chaque rentrée jusqu’en 2021. Cette équation cynique n’est soluble qu’au prix d’une explosion des heures sup et de la précarité.

Alors non, nous ne ferons pas comme notre hiérarchie qui demande aux enseignants de ne pas faire de vague. Dans l’éducation nationale les problèmes sont une réalité et la politique de Macron ne va que les exacerber. Aujourd’hui et demain nous avons bien l’intention de faire des vagues. Des vagues contre les suppressions de postes et la précarité. Des vagues pour des embauches massives de fonctionnaires. Des vagues pour la titularisation sans condition des personnels en contrats précaires !


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