Réforme des rythmes : Ni statu quo, ni décret Peillon - En grève jeudi 14 novembre

jeudi 7 novembre 2013

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journal novembre 2013
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Edito

Dès le début, nous avons critiqué dans le décret des rythmes son découpage en neuf demi-journées sans toucher au calendrier annuel : pour les enfants autant (voire plus) de temps à l’école, pour les enseignants plus de présence, plus de la fatigue. Nous avons très tôt compris que ce découpage n’apporterait que des difficultés et qu’il fallait viser cinq journées équilibrées pour répartir correctement les temps d’enseignement et d’activités périscolaires et ainsi conserver pour les enfants équilibre et régularité, sans se limiter à penser en temps hebdomadaire, mais en temps annuel.

Danger à tous les étages

Nous avons senti aussi les dangers que peuvent représenter les temps d’activités périscolaires, si l’on n’est pas exigeants ce qu’ils doivent être, en contenu et en qualité ; une exigence qui doit couvrir aussi les statuts et les compétences des personnels, ainsi qu’un financement pérenne et équitable pour que dans chaque commune du territoire soit garantie des TAP de qualité et gratuites.

Mais le plus souvent, les communes ont rempli les 45 minutes disponibles sans les penser, avec les moyens humains disponibles. Le contenu des temps d’activités périscolaires (TAP) dépend donc surtout de l’existant sur le territoire. Lorsque les communes ne proposaient rien ou presque rien hors de l’école, elles ne proposent toujours rien ou presque rien et se limitent à assurer la garderie.

Seules les communes déjà investies dans le hors scolaire ont pu proposer des activités culturelles. Au final, on peut sans peine prévoir que les inégalités territoriales, culturelles et sociales vont s’en trouver amplifiées.

L’idée que les enseignants aient un temps de travail déconnecté du temps d’enseignement et de celui de l’élève aurait pu également impulser des projets construits avec les autres acteurs éducatifs… mais le maintient du cadre juridique des obligations et du temps de service des enseignants et le choix du contenu proposé aux enseignants pour ce temps d’activité pédagogique complémentaire (APC) balaient tout optimisme. Une heure d’activité pédagogique remplace les deux heures dévolues à l’aide personnalisée (AP), mais elle peut être toujours utilisée pour le soutien aux élèves en difficulté ou pour l’aide au travail personnel (les devoirs pour beaucoup). Certes, il reste la possibilité au conseil des maîtres de proposer une activité en lien ou non avec le projet éducatif du territoire (PEdT), mais sans une volonté particulière de l’équipe enseignante, l’APC peut rester une AP réduite d’une heure.

Une généralisation à marche forcée

On pouvait espérer que grâce aux premières expériences, aux remontées des comités de suivi, on réajusterait, on améliorerait, on briserait le carcan des demi-journées et que le décret évoluerait pour les années suivantes, en s’enrichissant des expériences. Mais rien, bien au contraire, car sans attendre, les futurs projets doivent se rédiger dans l’urgence . Face aux dysfonctionnements évidents, le ministre ne change rien ; pire, il accuse les contestataires de "prendre les enfants en otage".

Alors que les rythmes des enfants, alibi choisit par le ministre lui-même pour sa réformette, ne sont aucunement pris en compte ! Peillon et les media mêlent sans distinction les oppositions constructives, qui réclament une réforme plus ambitieuse (dont nous sommes) aux partisans du statu quo de la semaine de 4 jours, UMP compris.

Le bal des hypocrites

L’UMP oublie sa responsabilité dans la mise en place de la semaine de quatre jours, dans le seul but de liquider les RASED (oubliés par Peillon, aussi) et de faire des économies. Ce qui n’empêche pas Darcos (il ne manque pas d’air !) de soutenir Peillon aujourd’hui !
L’enfant, son éducation et son avenir sont bien loin des préoccupations électoralistes et des visées politiciennes à court terme remplacent sans états d’âme la pensée politique et ses projets.
Doit-on se contenter d’une réformette bancale des rythmes et d’une refondation minimaliste, sans ambition et sans moyens, après 5 ans de barbarie sarkoziste, sous prétexte que c’est toujours mieux avec Hollande que ce ne l’était avant, ou que ça le sera après en cas d’alternance ?

Evidemment non. SUD Education attend le changement, radical, maintenant et vite.


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