Contre le racisme et les violences policière : pas de justice, pas de paix !

samedi 6 juin 2020

Tract 10 juin 2020

Nous avons été des millions à avoir été bouleversés par le froid assassinat délibéré à Minneapolis. Ces 9 minutes pendant lesquelles nous avons vu George Floyd se faire tuer par un policier. Nous ne pouvons que nous satisfaire de constater l’ampleur de la révolte que cet énième crime raciste provoque aux Etats -Unis. Cela vient légitimement nous rappeler qu’en France aussi le racisme existe et se développe dangereusement. Rien d’étonnant à constater que ce racisme est bien présent parmi les forces de l’ordre françaises. Cela a des conséquences tragiques et la mort d’Adama Traoré vient se rajouter à la longue liste des crimes racistes dont la police s’est rendue coupable. Face à la mobilisation antiraciste, la réponse du pouvoir n’a été que de rappeler la situation d’urgence sanitaire. Comme il est pratique de déconfiner tous les espaces mais pas celui de la contestation : la rue.

Une situation Etatsunienne différente de celle de la France ?

Selon le pouvoir exécutif, l’histoire de la France et celle des Etats-unis n’est pas exactement la même. Pourtant la France a une longue histoire coloniale et esclavagiste. Mais c’est sous cet argument que le gouvernement voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas de racisme en France. C’est pourtant quotidiennement que la haine de l’autre se diffuse dans la société. Et pas uniquement sur les réseaux sociaux numériques. C’est bien en France qu’un Eric Zemmour, condamné pour provocation à la haine raciale, passe tous les jours à la télé. C’est aussi sous cet argument que l’on voudrait nous faire oublier que de chaque côté de l’Atlantique ce sont les mêmes techniques policières qui tuent par asphyxie.

Pas de racisme en France ?

Comment peut-on nier l’ampleur du racisme en France alors que dans une enquête par testing du ministère de l’emploi lui-même, il apparait qu’un individu d’origine supposée maghrébine par rapport à un candidat au patronyme franco-français a 20% de chances en moins d’obtenir une réponse d’un recruteur. Il n’y a pas de racisme car le gouvernement ne veut pas dévoiler le nom des entreprises racistes. Pas de racisme dans la police alors que se multiplient les enquêtes établissant l’existence de contrôle d’identité au faciès et que la cour de cassation a même condamné l’Etat pour cela.

Du racisme chez les forces de l’ordre.

D’après le directeur général de la police nationale : « La police en France n’est pas raciste ». Pourtant, la prolifération du racisme chez les forces de l’ordre n’est plus à démontrer. Les faits sont là et ils sont terrifiants. Une enquête du CEVIPOF établissait que plus d’un policier ou gendarme sur deux se déclarait prêt à voter Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2017. Ces chiffres ont été confirmés par une autre étude l’Ifop qui montre que le vote FN est en augmentation par rapport à 2012. Et comment faire abstraction de la présence de racistes dans la police alors que nous avons vu fleurir des écussons racistes, voire nazis ou fascistes sur les uniformes de membres des forces de l’ordre. A titre d’exemple des membres de la BAC de Lorient ont arboré un écusson avec le sous-marin allemand U-Boot type VII, modèle le plus utilisé par l’armée nazie.

Les crimes racistes de la police.

Pour nombre d’entre nous certaines caractéristiques telles que la couleur, la religion et les origines réelles ou supposées (mais aussi l’âge, le genre, l’orientation sexuelle... jusqu’au port du sweat à capuche) peuvent nous valoir de gros ennuis avec la police.
Une partie de la population la craint et a de bonnes raisons de la fuir. Les situations où un simple contrôle d’identité vire au cauchemar sont de plus en plus fréquentes. La liste de ceux pour qui la rencontre avec les forces de l’ordre s’est conclue par la mort s’allonge : Théo, Zied et Bouna, Babacar, Adama Traoré... Dernièrement c’est un enfant de 14 ans qui a été passé à tabac lors de son interpellation à Bondy. Aujourd’hui Gabriel risque de perdre un œil. Et comment oublier Malik Oussekine, tabassé à mort par des voltigeurs qui ne mettront jamais un pied en prison. Ces mêmes voltigeurs qui ont refait surface sous le nom de BRAV. En France la police peut commettre des crimes racistes et l’IGPN veille à ce que les auteurs puissent continuer d’exercer leur sale besogne en toute impunité. L’affaire des messages racistes, misogynes et antisémites dans un groupe WhatsApp de la police de Rouen vient encore le confirmer. Le policier qui a porté plainte a été muté alors que les collègues incriminés sont toujours en poste.

Tant que nous n’en aurons pas fini avec le racisme, c’est le monde entier qui ne pourra pas continuer à respirer. Alors face au racisme, nous exigeons : zéro impunité ! Toute déclaration raciste est un délit, tout acte raciste avéré de la part d’un membre des forces de l’ordre doit valoir sanction exemplaire immédiate !

Rassemblement mercredi 10 juin, à 14h, Place de la Liberté, Brest.


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