Austérité, chômage, précarité, retraite : pas de résignation face aux régressions !

vendredi 5 avril 2013

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journal avril 2013

 Les articles

Dans son discours télévisé du 28 mars, F. Hollande a confirmé l’accentuation de la politique entreprise depuis le début de son mandat, une politique de cadeaux au patronat et d’austérité pour la majorité de la population : le traité européen et l’union bancaire pour juguler la crise européenne, le pacte de compétitivité qui donne 20 milliards d’euros aux entreprises pour « soutenir la croissance », la réforme du marché du travail avec la transposition législative de l’Accord National Interprofessionnel… Une politique dominée par la logique du libéralisme, les dogmes de la compétitivité, de la réduction des déficits publics et de la flexibilité, qui ne répond en aucune manière aux attentes des classes populaires.

Les quelques annonces laissent entrevoir que les prochains mois ne vont pas être un long fleuve tranquille : nouvelles attaques contre les retraites, avec une augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein et désindexation des pensions sur l’inflation. Et de nouveaux clins d’œil pour les patrons : facilité fiscale renforcée pour la cession des entreprises (quelques biscuits supplémentaires pour les « pigeons »), une taxe à 75 % qui sera finalement mise en œuvre par les entreprises pendant deux ans (toutes impositions confondues, ce qui la réduit pour les salaires de 1 million d’euro par an, à 50%, en prenant en compte les cotisations sociales).

Augmenter la durée de cotisation, c’est diminuer les pensions

Même le Conseil d’Orientation sur les Retraites (COR  ), l’organisme de collaboration qui prône sans cesse de nouvelles régressions, affirme que l’augmentation du nombre d’annuités exigibles ne modifie pas la durée réelle de cotisation (autour de 37 ans). La baisse des retraites serait amplifiée par des décotes encore plus importantes, les femmes étant les premières touchées. Les futurs retraités partiront donc avec des retraites plus faibles, même si le gouvernement ne touche « pas à l’âge légal » de départ à la retraite fixé à 62 ans, comme le promet Ayrault pour essayer de nous endormir. Le but de ce gouvernement est bien, comme ses prédécesseurs, de diminuer la part des richesses qui revient aux salariés.

Ce sont toujours les mêmes politiques qui sont à l’œuvre dans le privé et le public : précarisation et flexibilisation de l’emploi, réduction des dépenses publiques, démantèlement des services publics via la décentralisation, destruction des solidarités collectives et de la protection sociale…

faut préparer une lutte d’ensemble de grande ampleur

Cela doit désormais être clair   pour tout le monde : nous ne pouvons compter que sur nos mobilisations pour stopper la spirale sans fin des régressions sociales et imposer des alternatives. La question des retraites touche l’ensemble des salariés. Il faut préparer un mouvement interprofessionnel majeur, un affrontement central avec le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent continuer à nous faire payer une crise du capitalisme dont nous ne sommes nullement responsables. A SUD   éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, nous y mettrons toutes nos forces.


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