L’escroquerie se poursuit !

jeudi 3 octobre 2013

En Lycée Pro, malgré les dégâts, l’escroquerie du Baccalauréat Professionnel en 3 ans et du Contrôle en Cours de Formation généralisé se poursuit. Avec trois années de recul sur la réforme qui aura marquée la fin du caractère national des diplômes de BEP (feu) et de Bac Pro, les effets néfastes de cette réforme se font maintenant clairement ressentir.

La fin du caractère national des diplômes

Qui peut contester le caractère « maison » du contenu des épreuves de CCF   ? Les effets néfastes, que nous constatons dans nos classes sont une baisse des compétences des élèves en fin de cycle, un taux d’abandon élevé et un taux d’échec en hausse.

Comment être étonné de constater une baisse quand on compare les compétences maîtrisées en fin de cycle Bac Pro d’il y a trois ans avec celles d’aujourd’hui, alors même que le nombre d’heures de cours pour amener un élève de 3e au Bac pro a été sabré ? L’impact des CCF   sur le temps de cours amplifie encore l’effet de cette coupe franche, car comment faire tenir sur cette peau de chagrin les cours, les CCF   et les évaluations pour le bulletin, une fois les périodes de stage décomptées, quand on n’est pas en plus convoqué pour faire passer des épreuves aux élèves d’établissements de formation non habilités à faire passer des CCF  ...On nous répond qu’il faut évaluer l’élève quand il est prêt, dans le groupe classe, ou en parallèle, en même temps, niant la spécificité de nos élèves de lycée pro, dont le rapport avec les matières générales, souvent, ne permet pas un travail en autonomie.

Et sur ce peu de temps de cours qui reste, il faudrait faire de la démarche d’investigation, des TICE   (à 30, voire 35 élèves), des travaux pratiques sans laboratoire de préparation, sans agent pour préparer, ranger, entretenir et réparer le matériel, à plus d’enseignants que de salles... Qui peut décemment le croire ?

Une charge supplémentaire de travail !

Qui peut décemment croire qu’on va remplir 75% d’une classe de BTS   avec des élèves ayant obtenu le Bac Pro dans ces conditions ? Quelle autre réponse donner au collègue certifié qui en est encore à réviser les bases de mathématiques nécessaires pour aborder le programme au début du second semestre de première année BTS  , que de lui faire constater cette indigence constitutive.

Et que dire de la charge supplémentaire de travail que constitue l’organisation et le passage de ces CCF   ? Simplement parler de ce collègue expérimenté, jamais malade, sauf l’an passé, tiens, une grippe, juste après la période des CCF   de janvier, ou de ce collègue avec presque autant de classes que d’heures de cours, souvent en arrêt de maladie, avant d’être en arrêt plus longtemps, puis ne plus revenir, ou des contractuels qui se sont succédés pour le remplacer... Pas le droit de se plaindre, on est « grassement » indemnisés...

En finir avec le Bac pro 3 ans

Depuis le début, à Sud   éducation, nous avions dénoncé et nous étions opposés à cette réforme pour ces raisons.

Ce constat d’échec nous conforte dans notre demande d’en finir avec le Bac Pro 3ans et les CCF  .


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