Non aux heures supp !

jeudi 10 septembre 2009

Dans l’ensemble des collèges et lycées du territoire, et
dans les Université, le nombre d’heures supplémen-
taires est tel qu’il dispense l’Administration de créer
des demi-postes, voire des postes entiers de titulaires.
D’après la commission des finances, on dénombrait
en 2007 près de 3 000 000 d’heures supplémentaires
pour les seuls enseignants de l’enseignement supé-
rieur, en augmentation de 5,2% par rapport à 2006.
Ceci équivaut à 15 000 équivalents temps plein enseignants-
chercheurs sur un total de 57000, soit plus de 25%.

Dans les universités, le recours aux heures supplé-
mentaires (dénommées à tort "complémentaires")
est à présent inscrit dans les réformes : plan "réussite
en licence", "enseignants-référents". L’idéologie libé-
rale tend à rendre l’universitaire responsable si un
enseignement ne peut être effectué par manque de
postes de titulaires. Pourtant, les politiques gouverne-
mentales sont l’unique responsable de cette situation
(non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ; faible enca-
drement BIATOSS et enseignants-chercheurs).

En même temps, il y a tout lieu de penser que le déc-
ret sur la modulation des services des enseignants chercheurs adopté le 22 avril 2009 permettra d’intég-
rer ces heures au temps de service normal, sans rému-
nération supplémentaire. Dans l’immédiat, les heures
de TP seront comptabilisées 2/3 de TD au-delà du
temps de service statutaire.

Les heures supp contre l’emploi

C’est pourquoi nous devons commencer par refuser
lesdites heures et ensuite agir fermement pour qu’el-
les soient converties en heures statutaires, et ce, mal-
gré le leitmotiv des instances supérieures, qui répètent
en boucle l’impossibilité de changer la situation.
Refuser les heures supplémentaires, c’est opter pour
une augmentation du nombre de postes aux concours
et pour la création de postes de titulaires. C’est aussi
ne pas accepter cette contradiction qui consiste à for-
mer de futurs enseignants-chercheurs que nous empê-
cherons -une fois qualifiés- de travailler, en monopoli-
sant les heures supplémentaires qui devraient être
réparties. De plus, les heures supplémentaires sont
incompatibles avec la bonne réalisation des missions
qui nous sont confiées car elles sont nécessairement
effectuées sur le temps imparti à la recherche.

Le partage et la solidarité doivent se traduire par des actes , c’est pourquoi nous appelons à refuser les heures supplémentaires non obligatoires et à agir collectivement pour permettre leur transformation en postes de titulaires.


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