Contre l’université néolibérale rêvée par Macron

vendredi 6 octobre 2023

Dans une interview donnée au Youtubeur Hugo Travers le 4 septembre dernier, E. Macron a présenté quelques axes pour l’université :

La rentabilité :
La dotation ministérielle allouée aux universités serait suffisante pour : rénover les bâtiments vétustes et mettre enfin l’accès aux salles aux normes PMR, désamianter, refaire l’électricité, embaucher les personnels techniques, administratifs, enseignants et chercheurs nécessaires, payer le chauffage, agrandir les universités trop petites ? Pourtant la ministre, Sylvie Retailleau, affirme qu’il va falloir puiser dans les fonds de roulement, car les mesures salariales annoncées ne seront pas prises en compte dans les enveloppes ministérielles

L’individualisation de l’accès aux services publics :
Macron propose de faire payer très cher les étudiant·es très riches -alors qu’il ne taxe pas très haut les millionnaires et milliardaires français ! Cette idée de différencier les frais d’inscription au regard de l’origine sociale des étudiant·es est dangereuse pour le service public d’éducation, et nourrit l’idéologie de l’éducation comme investissement économique individuel. Tout service public doit être gratuit. C’est par l’impôt que l’Etat doit financer le service public d’éducation : un impôt progressif que les riches payent davantage.

Le leitmotiv de la professionnalisation :
Les formations ne peuvent être seulement adaptées aux "besoins du terrain" qui renvoient à ceux des entreprises dans une perspective de marché des diplômes. Ces besoins sont par définition toujours décalés par rapport à la temporalité de l’enseignement pour une génération. Peut-on vraiment s’en remettre à un président qui a fait passer au 49.3 le décalage de l’âge de départ à la retraite, sans écouter le rejet massif exprimé par la population ? Contre la vision utilitariste et néolibérale de la formation, construisons une université critique et émancipatrice !

Une politique en faveur de l’enseignement supérieur et la recherche s’attaquerait aux problèmes véritables :
 Les conditions d’études déplorables ;
 La situation financière des étudiant•es et de leur famille ;
 De moins en moins de débouchés dans la fonction publique ;
 Les aides gouvernementales aux formations privées qui déséquilibrent l’offre d’études supérieures au détriment du public et des étudiant·es qui s’endettent.

De plus, pour SUD éducation le recours structurel à la vacation est une pratique proprement indigne d’une administration publique. La question des vacations administratives et d’enseignement doit être avancée et défendue lors de toutes les instances afin d’exiger la mise en place effective de la mensualisation, la revalorisation de la rémunération de ces vacations et la prise en compte des arrêts maladie.


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